Carpocapse (ver des pommes) : protéger le verger
Le carpocapse, papillon dont la chenille creuse le cœur des pommes et des poires, se suit avec un piège à phéromones dès mai. Nématodes à l'automne, auxiliaires et tolérance : les moyens autorisés.
Carpocapse : suivre les vols avec un piège à phéromones dès début mai, ramasser les fruits véreux, appliquer des nématodes à l'automne.
Reconnaître le carpocapse
Une petite chenille creuse jusqu'au cœur des fruits en cours de maturation, laissant un trou de sortie et des galeries, décrit la Royal Horticultural Society. Les papillons sortent de fin mai à juin et pondent de juin à mi-juillet. La chenille se nourrit environ quatre semaines dans le fruit, puis quitte celui-ci pour hiverner sous l'écorce ou dans les feuilles mortes.
Prévenir
Suspendez un piège à phéromones dans l'arbre début mai : il capture les papillons mâles et indique le début des vols, sans protéger seul la récolte. Ramassez les fruits tombés précocement, souvent véreux. Oiseaux, guêpes et carabes consomment les chenilles : la RHS rappelle qu'une petite part de fruits touchés est souvent tolérable. Pour suivre les vols au verger, voir les pièges à phéromones pour carpocapse.
Méthodes et produits permis au jardin
| Méthode | Catégorie | À savoir |
|---|---|---|
| Piège à phéromones | Biocontrôle | Suspendu début mai ; surveillance |
| Ramassage des fruits tombés | Hygiène | Fruits souvent véreux |
| Nématodes sur tronc, branches et sol | Lutte biologique | Septembre-octobre, après la sortie des chenilles (RHS) |
| Oiseaux, guêpes, carabes | Auxiliaires | Cités par la RHS |
| Produit portant la mention EAJ | Biocontrôle | Vérifier l'usage « carpocapse » sur e-phy |
Depuis le 1er janvier 2019, la loi Labbé interdit aux jardiniers amateurs les pesticides de synthèse. Restent permis les produits portant la mention « Emploi autorisé dans les jardins » (EAJ) : biocontrôle (Bacillus thuringiensis, phéromones, substances naturelles), faible risque, agriculture biologique, et les substances de base. Commencez toujours par les barrières et les auxiliaires.
Source : Royal Horticultural Society, fiche « Codling moth » ; jardiner-autrement.fr (plan Écophyto), contexte réglementaire de la loi Labbé : produits EAJ de biocontrôle, utilisables en agriculture biologique, à faible risque et substances de base ; DRAAF Corse, lettre « Jardins et espaces végétalisés » n° 4 (mai 2025) : recherche des produits EAJ sur e-phy. Vérifiez la mention EAJ et l'usage autorisé de tout produit sur le catalogue e-phy de l'Anses.
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Questions fréquentes
Le piège à phéromones suffit-il contre le carpocapse ?
Non : la Royal Horticultural Society le présente comme un outil de surveillance, qui capture les mâles et indique le début des vols. Il aide à choisir le moment d'agir, sans protéger seul la récolte.
Quand appliquer des nématodes contre le carpocapse ?
En septembre-octobre, après la sortie des chenilles, en pulvérisant le tronc, les branches et le sol, selon la Royal Horticultural Society.
Quels moyens sont permis contre le carpocapse pour un particulier ?
Les pièges à phéromones, les nématodes et les produits de biocontrôle portant la mention EAJ et l'usage « carpocapse » sur pommier ou poirier. Aucun insecticide de synthèse n'est permis.
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